Pièces écrites : pourquoi une solution globale autour d’un moteur graphique change tout

Métrés, CCTP, DPGF, estimatifs, appels d’offres : et si tous vos documents vivaient dans un seul et même environnement, alimentés par une seule et même source de données ?

Le vrai coût des solutions morcelées

Dans de nombreuses structures, la production des pièces écrites repose encore sur un assemblage d’outils distincts : un logiciel pour le métré, un autre pour le descriptif et le chiffrage, parfois un plug-in tiers côté CAO. Chaque outil fait correctement son travail… dans son coin.

Le problème n’apparaît pas au premier jet. Il apparaît à la première modification.

Le projet évolue — et il évolue toujours. Une trame de façade est reprise, un niveau est ajouté, des cloisons sont déplacées, une prestation change de lot. Dans une chaîne d’outils séparés, chaque modification déclenche une cascade d’opérations :

  • reprendre le métré dans l’outil de quantitatif, puis réexporter les quantités ;
  • réimporter ces quantités dans le logiciel de pièces écrites, en espérant que la structure des ouvrages et des bibliothèques n’a pas bougé entre-temps ;
  • vérifier que le CCTP décrit toujours ce qui est réellement quantifié ;
  • contrôler la cohérence entre DPGF, DQE, descriptif et localisation.

Même lorsque ces passerelles sont « natives », elles restent des transferts entre applications distinctes : la donnée est photographiée à un instant T, puis recopiée d’un référentiel vers un autre. Chaque transfert est une rupture de la chaîne numérique. Chaque rupture est une source potentielle d’écart : quantité obsolète, article orphelin, localisation qui ne correspond plus, prestation décrite mais non chiffrée — ou l’inverse. Et chaque écart détecté tardivement (en phase DCE, ou pire, en phase chantier) coûte infiniment plus cher qu’une donnée juste dès l’origine.

À cela s’ajoute un coût invisible mais bien réel : le temps de synchronisation et de contrôle. Des heures passées non pas à produire de la valeur pour le projet, mais à faire dialoguer des logiciels, maintenir des bibliothèques en double et vérifier que « tout le monde a bien la bonne version ».

L’approche ATTIC+ : une donnée unique, calculée graphiquement, exploitée partout

ATTIC+ a fait un choix radicalement différent, et l’assume depuis plus de 25 ans : construire l’ensemble de la gestion des pièces écrites autour d’un moteur graphique 2D/3D exclusivement développé pour cet usage.

Le principe est simple. Le projet est saisi ou importé graphiquement — depuis de simples plans 2D (DWG, DXF, PDF), depuis une maquette numérique IFC, ou directement dans Revit grâce à notre plug-in. Murs, poteaux, pièces, dalles, toitures, ouvertures : chaque ouvrage est renseigné une seule fois, avec les prestations qui le composent.

À partir de là, tout découle du modèle, dans le même logiciel :

  • les quantités sont calculées automatiquement, avec leurs localisations, selon des formules paramétrables ;
  • le CCTP est généré en parfaite correspondance avec les ouvrages réellement quantifiés ;
  • DPGF, DQE et cadres de bordereaux sont produits à partir des mêmes données ;
  • l’estimatif s’appuie directement sur ces quantités, sans transfert ni re-saisie.

Il n’y a plus de « version métré », de « version descriptif » et de « version estimatif » à réconcilier. Il n’y a qu’un seul projet, une seule bibliothèque, et des documents qui en sont l’expression.

Le lien avec la CAO : deux philosophies face à Revit

C’est peut-être sur le lien avec la conception — et notamment avec Revit — que la différence d’architecture est la plus visible.

L’approche par outils connectés (autres logiciels …).

Dans la plupart des solutions du marché, les rôles sont répartis entre plusieurs applications : un outil de métré importe la maquette IFC, de manière figée, et en extrait les quantités ; un plug-in d’extraction opère côté Revit ; ces quantités sont ensuite exportées vers le logiciel de pièces écrites pour alimenter CCTP et DPGF. La passerelle est parfois native, certes — mais la logique reste celle du transfert : les bibliothèques d’ouvrages doivent être synchronisées entre les outils, les quantités voyagent d’une application à l’autre, et la pièce écrite exploite une copie de la donnée graphique, pas la donnée elle-même. Le pilotage de la cohérence entre maquette, métré et documents reste réparti entre plusieurs environnements (et quid d’une utilisation à plusieurs en simultanée sur une même affaire ?).

L’approche par moteur graphique intégré (ATTIC+)

Dans nos solutions, il n’y a pas de « maillon » entre la géométrie et les pièces écrites : le moteur graphique est le logiciel de pièces écrites. Trois scénarios, une même logique :

  1. Depuis des plans 2D (DWG, DXF, PDF) : la maquette est saisie très rapidement en 3D dans le moteur ATTIC+, et l’intégralité des quantités, localisations et CCTP en découle directement.
  2. Depuis une maquette IFC (Revit, Archicad, Allplan…) : la maquette est importée dans le moteur graphique, les ouvrages sont renseignés, et — point essentiel — la maquette peut être adaptée ou complétée dans le logiciel, car les maquettes reçues sont rarement optimisées pour l’économie.
  3. Directement dans Revit, via le Plug-in ATTIC+ : ce n’est pas un simple extracteur de quantités. Le plug-in donne accès à l’intégralité des fonctionnalités et des éditions ATTIC+ sans quitter Revit : la maquette est renseignée en direct, et toute la dimension économie/matériaux vit dans les paramètres du modèle. L’économiste et le concepteur travaillent littéralement sur le même objet.

Et lorsque la conception évolue ? Nos outils d’analyse identifient précisément toutes les modifications intervenues sur la maquette depuis la précédente version renseignée : design, position, dimensions… L’économiste sait exactement ce qui a changé et ce qui doit être complété. Là où une chaîne d’outils connectés impose de ré-extraire, ré-exporter et ré-importer, l’environnement intégré absorbe la modification.

La modification : là où la différence devient réellement spectaculaire

Avec une solution globale ATTIC+, une modification du projet — une cloison déplacée, un matériau changé, un niveau ajouté — est effectuée une fois, graphiquement. Le moteur recalcule instantanément l’ensemble des quantités et localisations impactées, et l’ensemble des pièces écrites est mis à jour en conséquence : quantitatifs, CCTP, DPGF, estimatif.

Pas d’export. Pas d’import. Pas de fichier intermédiaire. Pas de bibliothèques à resynchroniser entre deux logiciels. Pas de « laquelle est la bonne version ? ».

Le contrôle visuel joue également un rôle décisif : chaque quantité est justifiée graphiquement. Un ouvrage oublié, un double comptage, une incohérence de localisation se voient immédiatement à l’écran. La traçabilité n’est plus une promesse, c’est une propriété native de la méthode.

Contrôler et partager : les visionneuses graphiques dans le cloud

Une donnée unique ne prend toute sa valeur que si chacun peut la consulter, la vérifier et la commenter facilement. C’est le rôle de notre plateforme cloud et de ses visionneuses graphiques.

Concrètement, vos affaires et vos études sont partagées via le Cloud-ATTIC : collaborateurs en télétravail, agences multi-sites, mais aussi partenaires du projet — architecte, BET, maître d’ouvrage, entreprises — peuvent visualiser le projet en 2D/3D sans installer le logiciel complet, ni disposer d’une licence.

Le contrôle devient alors extraordinairement confortable :

  • on navigue graphiquement dans la maquette, on isole un niveau, une zone, un lot ;
  • on sélectionne un ouvrage et on visualise instantanément les quantités et prestations qui lui sont associées — et réciproquement, depuis une ligne de quantitatif, on retrouve sa justification graphique dans le projet ;
  • chacun vérifie visuellement, à distance, que ce qui est décrit et chiffré correspond bien à ce qui est dessiné ;
  • les échanges et validations se font sur une seule et même source, toujours à jour, au lieu de faire circuler des PDF et des tableurs figés.

Pour l’économiste, c’est un outil d’autocontrôle et de fiabilisation. Pour la maîtrise d’œuvre et les partenaires, c’est une transparence totale sur l’origine de chaque quantité. Et pour tous, c’est la fin des allers-retours de fichiers : la visionneuse cloud prolonge naturellement la logique de la donnée unique jusqu’à la relecture et la validation.

Une chaîne complète, de l’esquisse au chantier

Cette continuité ne s’arrête pas au DCE. La gamme ATTIC+ prolonge la même donnée tout au long de la vie du projet :

  • Estimations et quantitatifs dès les premières phases de conception, y compris au format 13 lots-RE2020 pour vos analyses ACV ;
  • Gestion des appels d’offres : préparation, lancement et analyse des offres à partir de vos études, sans re-saisie ;
  • Gestion financière et graphique des chantiers : commandes, approvisionnements, exécutions, situations — toujours adossés au même référentiel.

Un projet, une donnée, une chaîne numérique continue. C’est toute la philosophie du 100 % BIM appliquée aux pièces écrites.

En résumé

 

Chaîne d’outils connectés

Solution globale ATTIC+

Architecture

Plusieurs applications reliées par imports/exports

Un moteur graphique unique, cœur du logiciel de pièces écrites

Lien avec Revit

Plug-in d’extraction, puis export vers le logiciel de chiffrage

Plug-in intégral : toutes les fonctionnalités ATTIC+ dans Revit

Bibliothèques d’ouvrages

À exporter / synchroniser entre les outils

Uniques, partagées nativement

Modification du projet

Ré-extraction, ré-export, ré-import, contrôles

Répercutée automatiquement sur toutes les pièces écrites

Suivi des évolutions de la maquette

À reconstituer

Analyse détaillée des modifications entre versions

Cohérence CCTP / quantités / DPGF

Dépend de la rigueur des transferts

Garantie par construction

Contrôle et partage

Fichiers PDF / tableurs figés qui circulent

Visionneuse graphique cloud : contrôle visuel à distance, source unique

Traçabilité des quantités

Répartie entre plusieurs outils

Justification graphique native, dans un seul environnement

 

Le temps que vous ne passez plus à faire dialoguer des logiciels, vous le consacrez à votre vrai métier : l’économie de la construction.

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